Pensées sur l'École

Lundi 23 juillet 2007
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"Travailler plus pour gagner plus", il fallait être exhilé au Tadjikistan pendant les 8 derniers mois pour ne pas en avoir entendu parler !
Sans parler de l'hypocrisie d'un tel slogan pour tous ceux qui n'ont pas de travail (et qui feraient tout pour en avoir un, si, si, je vous jure, les chômeurs veulent travailler, ce ne sont pas tous des fainéants, profiteurs du système !), qu'est-ce que cela implique dans le monde de l'Education Nationale?

En école primaire, un enseignant est tenu d'effectuer 26h de cours par semaine. Ceci implique, bien entendu, 26h par semaine pour nos bambins. Afin de continuer à respecter le rythme des enfants, il ne me semble pas concevable d'augmenter ce nombre d'heures de cours.
Qu'est-ce qu'on nous propose? Des heures supplémentaires utilisées pour que des heures d'études dirigées soient proposées aux enfants après la classe jusqu'à 18h. D'accord, ça peut profiter aux enfants qui ne peuvent pas travailler chez eux, qui n'ont personne pour les aider et cela permet aux enseignants volontaires d'arrondir leurs fins de mois. Mais tout de même, si l'on considère que la journée de cours de ces enfants débute à 8h30, cela leur fait une journée de travail de pratiquement 10h !! Les plus âgés n'ont pas plus de 11-12 ans et les plus jeunes 6-7 ans ! Je ne parle même pas de ceux qui sont déposés dès 7h30 à la garderie de l'école (je ne fais ici aucun reproche aux parents laissant leurs enfants en garderie, je peux tout à fait le comprendre)...

A côté de ce "travailler plus pour gagner plus", on nous informe que décidément, dans notre pays, il y a bien trop de fonctionnaires et que cela nous coûte bien trop cher ! C'est sûr qu'il va en falloir de l'argent pour financer le bouclier fiscal à 50%, les 5 ans d'indemnités des députés non réélus, l'exonération des droits de succession...
Que faire? Tout simplement ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, ce qui revient à supprimer entre 10 000 et 17 000 postes d'enseignants en 2008 !

Pourtant, le nombre d'élèves dans les classes ne diminue pas lui ! Alors quelles seront les conséquences inévitables de ces suppressions de postes? Des classes surchargées (comme si elles ne l'étaient pas déjà assez), des fermetures de classes (voire d'écoles dans certaines zones rurales) et de ce fait, un enseignement de moins bonne qualité (il n'y a pas de miracle, on est forcément moins efficace avec 35 gamins qu'avec 20 !) !

Espérons que les réactions seront suffisamment importantes pour éviter ce "dégraissage du mamouth" qui pénalisera, au final et bien malheureusement, les enfants...
Par Mysticlolly
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Jeudi 26 juillet 2007
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La dernière lubie du gouvernement est le service minimum dans les services publics. Le service minimum? Kézako?
Il s'agit de maintenir un service "minimum" (ben oui ça porte bien son nom ^^) en cas de grève, afin de ne pas pénaliser les usagers. Dans les transports, par exemple, il s'agit de faire en sorte qu'il y ait des trains et des bus, surtout aux heures de pointes (début et fin de journée), pour permettre aux gens de se rendre sur leur lieu de travail.

L'intention est louable, les personnes ne pouvant aller travailler à cause des grèves dans les transports, pouvant se trouver dans des situations très délicates selon les employeurs. Cependant, dans notre pays, une grève qui ne gène pas, ou très peu, a très peu de chances de voir ses revendications aboutir. Rappelons qu'un jour de grève n'est pas payé (ce qui en soit est normal). Seulement, si l'employeur n'est pas trop lésé par cette grève, grâce notamment au service minimum mis en place, il n'aura qu'à laisser pourrir la situation, comptant sur la nécessité des grévistes d'avoir un minimum d'argent à la fin du mois pour payer leurs factures !

La grève étant un rapport de force entre employés et employeur, le service minimum risque, à mon avis, de sérieusement déséquilibrer ce rapport de force ! Bien entendu, l'idée d'un service minimum est largement réfutée par les employés concernés (même si cela se fait déjà : on fait appel à ce qu'on appelle la réserve, notamment lors des grèves dans le RER). Du coup pour obtenir le soutien de la population, comment faire? Eh bien, tout simplement de la même façon que pendant les dernières présidentielles : on monte les gens les uns contre les autres. Ici on monte les usagers contre les employés des transports : ces vilains planqués de fonctionnaires, gavés de privilèges et qui sont toujours en grève, se fichant complètement de tous les travailleurs ne pouvant se rendre sur leur lieu de travail !

Et ça marche, la jalousie des uns face aux privilèges des autres est terrifiante. Plutôt que de se dire, "ils ont des avantages, tant mieux pour eux!", les gens préfèrent se dire "Je n'ai pas d'avantages moi, pourquoi ils en auraient , eux !"

Récemment, notre premier ministre François Fillon, par excès de zèle sans doute, a annoncé la mise en place de ce service minimum dans l'Education Nationale !

Suite à cette annonce, il s'est fait sèchement remettre à sa place par notre cher Sarko 1er, je cite (dixit le Canard Enchaîné) : "Parler du service minimum dans l'Education Nationale au moment où il en est question dans les transports, ce n'est pas intelligent. Cela risque d'exciter les syndicats. Si je prends soin de ne pas trop mettre de choses sur la balance en même temps, ce n'est pas pour que le Premier ministre fasse le contraire."

Enfin François ! Un minimum de logique ! Si tu énerves trop de monde en même temps avec tes mesures, on va finir par perdre l'adhésion de la population ! Non, non, non, chaque chose en son temps ! On s'occupe d'abord des transports. Une fois que l'affaire est en place et digérée, on passe aux autres...

Mais le service minimum à l'école, c'est quoi au juste ?
Le travail d'un enseignant, tout le monde sera d'accord (j'ose espérer), c'est d'enseigner (ben oui !).
Le problème qui se pose pour un certain nombre de parents en cas de grève, c'est celui de faire garder les enfants. Tout le monde n'a pas quelqu'un sous la main, tout le monde n'a pas un patron qui accepte de voir ses employés ramener leurs chères têtes blondes au travail (ne serait-ce parfois que pour des raisons de sécurité), tout le monde n'a pas des jours de congés à poser à chaque jour de grève (ou n'en a tout simplement pas envie, je le comprends !).
Mais le service minimum d'un enseignant c'est quoi? Selon moi, ce n'est pas de la garderie !
Alors, que les mairies mettent en place une garderie, en cas de grève à l'école, d'accord (encore faut-il qu'elles en aient les moyens matériels et financiers), mais que les enseignants (et lesquels? Les grévistes? Les non-grévistes qui ont déjà leur classe à gérer?)  fassent de la garderie, je dis non ! (même si, au fond de moi, je ne pourrais pas ne pas dépanner des parents en galère en gardant leurs enfants... Conscience quand tu nous tiens...)

Je suis, pour ma part, contre le principe de service minimum, que ce soit dans les transports ou dans l'éducation nationale, voire dans tout autre domaine, car je pense qu'il risque de remettre sérieusement en question l'intérêt du droit de grève...

Ce service minimum, c'est un peu l'arbre pour cacher la forêt : à la SNCF par exemple, 90% des retards ne sont pas dus à des mouvements sociaux mais à des suicides, des bousculades, des problèmes techniques, etc. La diminution du nombre d'agents entraîne la suppression de certains trains et la vétusté du parc entraîne de nombreux problèmes techniques. Et pour le coup, les vrais responsables, ce ne sont pas les grévistes, mais bel et bien l'état (tant que la SNCF sera un service public du moins)!

Dans l'Education Nationale, on annonce la suppression de près de 17 000 postes d'ici 2008 mais un nombre d'élèves en constante augmentation (70 000 à 80 000 écoliers supplémentaires d'ici 2008 (cf. Les prévisions ministérielles !). On déplore les incivilités et l'augmentation de la violence à l'école, on déplore le niveau des élèves et le taux d'échec scolaire alors que nos moyens se réduisent comme peau de chagrin !

Alors oui, je pense que le service minimum ne fait que détourner l'attention de l'opinion des vrais problèmes !
J'attends donc avec une certaine impatience de voir les propositions de service minimum à l'école...
Par Mysticlolly
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Dimanche 19 août 2007
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Pour beaucoup de personnes, je pense que la première réponse qui vient à l'esprit, c'est "apprendre à lire, écrire et compter". Dans les programmes, c'est d'ailleurs les trois objectifs principaux. Et pourtant...

Pourtant, je n'ai pas appris à lire à l'école, mais chez moi avec mes parents. Je ne suis pas la seule dans ce cas. Un certain nombre de parents se chargent eux-mêmes d'enseigner la lecture, l'écriture et le calcul à leurs enfants... et ils s'en sortent très bien ! Bien entendu, au nom de l'égalité des chances, il est essentiel que ces disciplines soient enseignées à l'école. Ne vous méprenez pas, je ne souhaite pas remettre en question les programmes. Loin de moi cette idée ! Je veux simplement partir de ce constat pour élargir sur le rôle de l'école et de l'enseignant.

Ma réflexion, ce soir, porte donc davantage sur ce que l'école devrait apporter à nos enfants, au-delà des simples connaissances et compétences définies par nos institutions. Plus particulièrement, comment je vois mon "futur" métier d'enseignante.

A mes yeux, l'enfance est l'âge de l'insouciance, de l'émerveillement, de l'enthousiasme, de la curiosité, des rires. On teste ses limites, celles des adultes, on apprend à vivre ensemble. On se rend compte, petit à petit, que tout le monde n'a pas toujours les mêmes opinions que nous, qu'on n'a pas tous les mêmes croyances, ni parfois les mêmes modes de vie.

L'école représente une véritable rupture avec le cocon familial. D'après une enquête de l'OCDE, seulement 45% des élèves estimeraient se sentir bien en classe... C'est très peu !
Peut être parce qu'aujourd'hui, on attend de nos enfants qu'ils nous ramènent de bonnes notes, on espère que l'instit de notre chère tête blonde va nous faire des compliments sur ses résultats scolaires. L'échec est très mal vu et les enfants qui en sont victimes le ressentent bien... De plus en plus jeunes, ils sont jugés, évalués, mis en compétition. Les flâneries ne sont pas tolérées, les rêveurs se font tirer les oreilles.
Un élève très manuel ne sera jamais autant estimé qu'un élève très doué en maths. Il n'y a qu'à voir comment sont considérées les filières professionnelles, destinées à "ceux qui ne s'en sortent pas à l'école"...
C'est triste je trouve... Un jeune avocat sera bien plus félicité qu'un jeune plombier, pourtant on risque d'avoir bien plus souvent besoin d'un bon plombier que d'un avocat ! (quoi que, quand on regarde la tendance procédurière de notre société...)

Tout ça pour dire que je souhaiterais que se développe dans ma classe la coopération plutôt que la compétition, j'ai envie que mes élèves soient bien en classe, qu'ils se sentent libres de rire, qu'ils aient plaisir à apprendre, découvrir, expérimenter. Une classe où l'erreur est la base de l'apprentissage, où personne n'est bête parce qu'il a posé une question, où l'intellectuel et le manuel ont autant à apprendre l'un de l'autre, où les talents de chacun sont appréciés sur un pied d'égalité (même si, malheureusement, ce n'est pas le cas dans la "vie réelle"...).
Si cela peut en rassurer certains, je ne suis pas naïve au point de penser que tous les enfants sont de petits anges délicieux, sages et obéissants. Je rencontrerai autant de personnalités différentes que j'aurai d'élèves, j'en suis bien consciente, mais ça sera mon boulot de m'adapter à chacun d'entre eux.

Ces derniers temps, dans les discours, on remet en cause le fait que l'école doive contribuer à l'épanouissement des enfants. Eh bien je trouve que, justement, au nom de l'égalité des chances, une des valeurs fondamentales de notre République, l'école devrait être un lieu d'épanouissement, un lieu où les enfants ne sont pas jugés mais acceptés tels qu'ils sont et où ils peuvent vivre pleinement leur enfance...
Par Mysticlolly
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Lundi 20 août 2007
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Je le disais dans l'article précédent, je suis arrivée au CP en sachant déjà lire. J'avais appris grâce à mes parents avec la méthode du  "Béééé et Aaaaaa, ça fait? BAaaaa !".
Comme tout le monde, j'avais entendu parler du fameux débat opposant méthode globale et méthode syllabique. J'avais été choquée d'apprendre que des profs inconscients tentaient de faire apprendre la lecture avec des images plutôt qu'avec des mots ! Pas étonnant que le niveau en orthographe se détériore autant ! Il fallait interdire une telle méthode et revenir à la bonne vieille méthode syllabique qui avait fait ses preuves pour moi !

C'est convaincue de tout cela que je suis entrée en PE1 (première année d'IUFM, année de préparation du concours de professeur des écoles). Lorsqu'en français nous abordons l'apprentissage de la lecture, à ma grande surprise, ce fameux débat qui m'avait enflammée est tourné en dérision... Et pour cause, ce qu'on ne nous a jamais dit à la télé (on s'en est bien caché !), c'est que cela fait belle lurette que les enseignants ont laissé tombé la méthode globale...

Clarifions certaines choses. Lire, ça correspond à quoi exactement ?
Pour être un lecteur, il faut être capable de déchiffrer les mots mais aussi de donner du sens à ce qu'on lit !
L'avantage de la méthode syllabique est qu'elle permet d'apprendre à déchiffrer n'importe quel mot (même un mot jamais rencontré). Mais déchiffrer ne signifie pas comprendre ! C'est ce qu'a voulu apporter la méthode globale : l'accès au sens. Malheureusement, elle l'a fait au détriment du déchiffrage ! Or l'un ne doit pas aller sans l'autre.

Et ça, les chercheurs et les enseignants l'ont bien compris. C'est pour cela qu'aujourd'hui, on pratique une méthode dite "mixte". Les enfants apprennent à déchiffrer et à comprendre ce qu'ils déchiffrent.
Au moment où Gilles de Robien avait lancé sa bombe sur la méthode globale, il avait demandé à l'Inspection Générale de l'Education Nationale de faire un rapport sur les pratiques effectives dans les classes.
Ce rapport est venu confirmer ce que les enseignants et les chercheurs clamaient pour se défendre : la méthode globale avait bel et bien été abandonnée, on n'avait pas attendu que Mr Gilles de Robien se réveille !
J'ai pu le constater par moi-même au cours des différents stages que j'ai effectués pendant ma PE1...

De nombreux livres ont fleuri sur le sujet, tels que "Journal d'une institutrice clandestine" de Rachel Boutonnet, renforçant ces idées reçues...
Pourtant, les chiffres sont criants. D'après l'enquête de l'Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme (basée sur celle de l'INSEE conduite en 2004-2005), sur 3 100 000 personnes illettrées en France, plus de la moitié, soit  plus d'un million et demi, est âgée de plus de 45 ans ! Autrement dit, les générations ayant "bénéficié" de la fameuse méthode syllabique !

La question que je me pose alors est la suivante : pourquoi cette indignation médiatique de notre ex-ministre ?
En faisant cela, il a semé le doute dans l'esprit des gens (moi la première j'ai été révoltée) et a monté l'opinion contre ces profs "incompétents" ou "inconscients" (voire les deux, c'est au choix !), contre l'école, cette "fabrique du crétin" !

lire.jpg Ca me rappelle la stratégie du "diviser pour mieux régner". Dans une société où le libéralisme et la libre concurrence sont rois, une école publique et une liberté pédagogique, ça dérange... Seulement, engager la privatisation de l'éducation est un chantier difficile, l'école publique étant un des symboles de notre République. Il faut donc patiemment mettre dans la tête des gens que les profs sont "incompétents", "fainéants", que l'école est responsable de l'échec scolaire, de la "baisse du niveau" pour faire avaler plus facilement la pilule de l'école privée...
J'espère vraiment être parano, je ne demande pas mieux. En attendant, restons vigilants et informons nous !

Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur ce fameux débat, je vous conseille le livre de Roland Goigoux (exclu de la formation des inspecteurs de l'éducation nationale suite à la parution de ce livre) et Sylvie Cèbe "Apprendre à lire à l'école : Tout ce qu'il faut savoir pour accompagner l'enfant".
Par Mysticlolly
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Mercredi 22 août 2007
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Hier en parcourant le blog de Profenzep et notamment cet article-là, mais aussi celui-là, j'ai dû pas mal réfléchir sur ce blog que je débute à peine, hésitant à écrire un article sur ce fameux devoir de réserve qui avait coûté si cher à certains...

Et ce matin, en allant faire un tour du côté de la terrasse de Mirabelle et Victor, quelle n'est pas ma surprise en découvrant qu'ils discutent, je vous le donne en mille... du devoir de réserve et de la liberté ! En écoutant (discrètement bien sûr ^^) leur conversation du jour, je découvre avec effroi que Mirabelle est très inquiète et qu'elle songe même à arrêter ses discussions avec Victor ! C'est vrai que d'un côté, je comprends ses craintes et je les partage un peu d'ailleurs. Ce métier, même si on débute (moi encore plus qu'elle), on l'aime de tout notre coeur, on a ça dans la peau, on s'est battu pour l'avoir (cf. Le concours !!!!) et on découvre qu'à cause des opinions que l'on exprime sur nos blogs respectifs, on pourrait un jour être inquiétées comme ce fut le cas récemment de Garfield et de BlogProf...
Il y a de quoi se remettre sérieusement en question, non ?

Bien entendu, j'étais au courant du devoir de réserve. Un enseignant ne doit pas faire part de ses opinions, de ses croyances à ses élèves (ou à leurs parents) de manière à ne pas les influencer (ce qui, pour le coup, est totalement justifié je trouve !). Soit, dans l'enceinte de l'école, je suis fonctionnaire, enseignante, j'appliquerai mon devoir de réserve à la lettre. Cependant, quand je quitte l'école le soir, que je passe la grille de l'école, je ne suis plus une fonctionnaire, je redeviens une citoyenne lambda qui a ses propres opinions, ses croyances, ses coups de gueule et mon devoir de réserve n'a plus lieu d'être, étant remplacé par ma liberté d'expression ! ( d'ailleurs, est-ce qu'on a fait une réflexion à Mr le Président Nicolas Sarkozy quand, à l'époque où il était encore ministre, il avait été filmé par John-Paul Lepers pour Canal+, en train de faire un signe de croix blink.gif ... Est-ce qu'on lui a jeté le principe de laïcité à la figure ? )

La devise du Canard Enchaîné est la suivante : "La liberté de la presse ne s'use que  quand on ne s'en sert pas." Je pense qu'il en est de même pour la liberté d'expression !
Je refuse de devenir une fonctionnaire docile et qui dirait amen à tout. Je suis avant tout une citoyenne et je considère que tant que je respecte l'anonymat des personnes que je cotoie et le devoir de réserve qui m'incombe dans le cadre de ma fonction, je n'ai pas à être inquiétée !
Quand je pense à toutes ces interrogations et ces craintes que je partage avec d'autres enseignants bloggeurs, j'en viens vraiment à me demander si nous sommes toujours en Démocratie... L'utilisation de la peur et de la menace pour museler les gens et empêcher toute critique, je pensais que c'était l'apanage des dictatures...

En attendant, même si cela peut paraître complètement illusoire, je vais adopter la même tactique que Profenzep :

Tout ce blog n'est qu'une oeuvre de fiction, les personnages et les situations de ce blog étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ne saurait être que fortuite !

Je ne m'apprête pas à faire ma rentrée en PE2, non, non !  En fait, je suis... écrivain amateur (non, non je ne suis pas pompiste moi ^^), j'invente des taaaaaas de choses et cette Mysticlolly, je l'ai inventée de A à Z, juste pour donner un peu plus de cohérence à toute cette fiction !

Alors, bonne lecture ! happy.gif  
Par Mysticlolly
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